Le parc naturel régional du Vercors

Une citadelle de calcaire
Le parc naturel régional du Vercors se dresse entre la vallée de l’Isère au nord et le Diois au sud, présentant de tous les côtés des falaises entrecoupées de gorges profondes. Créé en 1970, le parc s’étend sur 205 806 hectares et regroupe huit régions : Quatre-Montagnes, Coulmes, Vercors drômois, Royans, Diois, Trièves, Gervanne et Piémont Nord. Du côté de Grenoble, c’est la rigueur des Alpes du nord, tandis que dans la Drôme, au sud, la végétation et le climat méditerranéens font leur apparition.
Cet environnement singulier abrite une flore et une faune exceptionnelles, que le parc a pour mission de préserver. Mais le parc, ce n’est pas un sanctuaire où la nature serait mise sous cloche. Il regroupe 85 communes pour 53 000 habitants. Il s’est également donné pour mission de maintenir une activité économique, tout en développant une harmonie entre les hommes et le milieu.

Le Vercors forteresse de la mémoire
Au début de la seconde guerre mondiale, le Vercors abrite des réfugiés de toute l’Europe. Durant l’hiver 1942-43 sont organisés des îlots de résistance auxquels se joignent des réfractaires au Service du Travail Obligatoire, rassemblés dans les premiers maquis. À la suite du débarquement en Normandie, les cadres de la Résistance appellent à la levée en masse des combattants. Plusieurs milliers d’entre eux montent au Vercors, zone libérée où l’Etat de droit est rétabli quelques semaines durant. Fin juillet la Wehrmacht prend possession du territoire et se livre à des massacres dans la population. La reconnaissance nationale du « sacrifice des héros » favorise une forme d’unification du territoire.
Depuis 1994, le Parc gère et anime le Mémorial de la Résistance. Inauguré par les plus hautes autorités de l’État au moment du 50e anniversaire des événements, ce mémorial vise dans un même mouvement, à "faire mémoire" et à transmettre un idéal humaniste. La muséographie a recours à la mise en scène symbolique des années noires, au moyen de l'image et du son. Il s'agit donc moins d'un exposé précis des faits que d'un souci d'expression des comportements humains engagés dans la guerre, le but étant de souligner la valeur universelle du témoignage du Vercors.